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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 17:33

Je suis au boulot, activité zéro, presque zéro, et je rêve de ma sono. 

 

http://www.thesirenssound.com/wp-content/uploads/2011/07/torche-meanderthal1.jpg

[Torche - meanderthal - 2008]

 

C'est bizarre, si je ne suis pas chez moi, que je suis dans l'impossibilité d'écouter un disque, que j'ai besoin de souffler, de me détendre et de me marrer, donc que je me demande "bon sang, j'aimerai écouter un disque, mais quoi ?", je pense souvent à Meanderthal

il n'est pas le meilleur album de Torche, mais fait figure de balance parfaite entre le vieux Torche (le meilleur) et la dernière mouture, hyper pop. Meanderthal, c'est un pied en sandalette, l'autre en ranger. C'est l'été avant et après l'heure, et plein d'autres clichés du genre. Vite consommé, vite digéré, c'est franchement très con, d'où le fait que ce soit si bon. Riff gros, chant rondouillet haut en couleurs, refrains hyper catchy, c'est le genre de disque que j'écoute une fois, parfois, pour la ressource en vitamines D. 

D comme Délirant.

 

 

Le truc, une fois que je suis de bonne humeur, c'est que je me lasse vite de la musique à sourires. Donc, je me dis à cet instant précis (16h56, un vendredi) que si j'avais eu l'opportunité d'écouter Torche, j'aurai probablement eu envie d'écouter un son plus sec, vif mais pas bourrin, radical mais pas extrême. Enfin, je crois. Bref, peu importe, là de suite (16h57), je penche pour Kiss It Goodbye. 

http://thrashmag.com/wp-content/uploads/2012/04/Kiss-It-Goodbye-She-Loves-Me-She-Loves-Me-Not.jpg

[Kiss It Goodbye - she loves me she loves me not - 1997]

 

CV + Lettre de motivation : "On a joué dans Rorschach et dans Deadguy, donc on vous emmerde, achetez-moi."

Okay. C'est bien entendu. 

Qui a besoin d'un dessin, franchement ? Kiss It Goodbye, c'est le renouvellement d'un genre et les prémisces d'un autre, c'est le meilleur du début des nineties du hardcore avant le meilleur de la fin des nineties, un son rageur, rugueux et brutal, froid et puissant, c'est une référence ultime, comme le reste du CV. C'est le groupe qu'on ne peut bouder, sous peine de rejet de la société, le truc que tout amateur des genres associés au hardcore, tant qu'il n'est pas frontalement agnostique, se doit de posséder. LE disque parfait, par définition. 

De toutes manières, après X articles publiés, si vous lisez celui-ci, c'est que vous êtes d'accord. 

 

 

Après avoir écouté ça, en général, je n'écoute rien, ou je change radicalement de sujet. Si ça ne tenait qu'à moi, je sortirai mon lecteur immédiatement et en sortirai le CD qui traîne au fond de mon sac, le premier opus connu d'Apollo Brown, The Reset

http://4.bp.blogspot.com/_v4f8m7cwJcE/S7qJs-MIebI/AAAAAAAAF-E/nBdC9NyI_Ec/s1600/MELAB01LP.jpg

[Apollo Brown - the reset - 2010]

 

Je vous ai gonflés avec les dernières sorties du producteur de Detroit. Je vous gonflerai maintenant avec celle de 2010, le disque qui l'a lancé, qui aura affirmé ses intentions (chaleur, jazz, funk, beats puissants, feats de luxe), qui nous aura tous contentés. Aujourd'hui encore, la preuve, The Reset me suit régulièrement : argument qualitatif absolu. 

Là, le but n'est pas d'expliquer pourquoi Apollo Brown, mais juste de faire comprendre que celui qui se pose encore la question a, au choix, des goûts de chiotte ou trois ans de retard. 

Blague à part, en matière de hip hop chaud, rythmé, imposant et néanmoins à bon potentiel sexuel, Apollo se pose un peu en grand héros. En prime, le mec est très cool. Moi, j'adore ça.

 

 

 

Vivre la musique par procuration, ça marche vraiment ! Impressionnant. Je n'ai rien écouté, j'ai juste écrit que je pensais à écouter un truc ou un autre, donc j'ai imaginé les écoutes. 17h19, je n'ai plus envie d'imaginer, et mes vraies oreilles, à la fonction pour l'occasion imaginaire, sont parfaitement contentées. C'est louche. 


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Published by Alexis
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